Organisation agile

La notion d'organisation agile désigne généralement une organisation qui est capable de s’adapter très rapidement à son environnement aussi bien au niveau de sa stratégie qu’à celui de ces pratiques opérationnelles.

La notion d’organisation agile s’est surtout initialement développée à propos des start-ups Internet et autres entreprises liées aux nouvelles technologies, car d’une part cet environnement très mouvant exige de fortes capacités d’adaptation, et d’autre part, la présence « virtuelle » ou « immatérielle » sur Internet rend plus « faciles » les changements ou même les réorientations stratégiques. Il n’est ainsi pas rare que des sociétés Internet revoient totalement leur business model quelques temps après leur création.

Si le concept d’organisation agile s’est surtout affirmé à la base dans l’environnement du digital, il est également désormais revendiqué par de grandes entreprises « traditionnelles », notamment à travers leurs démarches de « digitalisation globale ».

Les trois vecteurs de l’organisation agile

Composantesagilite

Une organisation est fonctionnellement agile lorsque ses composants opérationnels collaborent en synergie formelle à anticiper ou à capter le changement, aux fins de le compenser dynamiquement, puis de l'intégrer.

En pratique, l’agilité se matérialise par une orientation « services » et s’instrumente par la conjonction de trois vecteurs :

  • la motivation rationnelle des ressources humaines
  • l’usage intensif des nouvelles technologies
  • des processus reconfigurés en continu.

La vision agile implique aussi une forme proactive de veille technologique basée sur la théorie de l'anticipation rationnelle. L'instrumentation opérationnelle de cette technique et son acquisition par l'ensemble des ressources humaines de l'organisation sont déterminantes dans l'évolution des trois vecteurs qui permettent d'assurer l'Agilité d’organisation.

Schéma d'une organisation agile.

Premier vecteur : l’intelligence collective

Les systèmes d’organisation d'aujourd'hui, à l'instar du vivant, sont complexes et parfois volontairement et insidieusement compliqués. À défaut de les simplifier immédiatement, ce qui n'est pourtant pas une utopie, il faut, pour les maîtriser, utiliser le pouvoir de l'intelligence collective. Le principe tire sa force de la connaissance pratique des employés du bas de la « pyramide » dont la participation volontariste à une recherche systématique d'améliorations est suscitée. L’organisation dispose alors d’un fantastique outil de résolution de la « complexité de détail ». Ceci engendre des évolutions dans la façon de concevoir le management, avec une évolution de la fonction de manager en servant leader.

Deuxième vecteur : l'usage optimal des nouvelles technologies

Les nouvelles technologies permettent économiquement la personnalisation de masse des produits et services ainsi que la réduction des délais de mise en marché (time-to-market). Couplée à une vision Agile de leur usage, les NTIC proposent un des instruments de réponse à des besoins toujours plus complexes, mixant produits novateurs et services à forte valeur ajoutée. En revanche, l'innovation en matière de SI et de NTIC, lorsqu’elle atteint un certain degré, affecte fondamentalement le cœur du métier et déclenche naturellement la mise en œuvre d’une reconfiguration des processus. L’organisation fait alors face simultanément à la nécessité de plusieurs projets de changement. Un système d'information agile permet de fournir une réponse à l'évolution de l'organisation qu'il instrumente à certaines conditions :

D'une part, une granularité trop grosse doit être compensée par une charge additionnelle appliquée aux ressources humaines.

D'autre part, des adaptations trop fréquentes du système d'information représentent, non seulement un coût prohibitif en fonction du retour sur investissement possible, mais souvent un facteur de déstabilisation.

Troisième vecteur : la maîtrise formalisée de processus améliorés en continu

Les projets d’optimisation continue des processus représentent de puissants moyens d’obtention d’avantages concurrentiels au meilleur coût. Bien déployée, cette technique permet d'optimiser tous les secteurs de l'entreprise. Dans cette quête de productivité, lorsque les règles d’optimisation continue basées sur l’usage de l’intelligence collective sont réellement et complètement implémentées elles deviennent un puissant outil d'optimisation de la qualité, la détection et la résolution des problèmes peuvent alors s’appliquer à une multitude de dysfonctionnements mineurs qui pourraient échapper aux échelons supérieurs compte tenu de leur faible visibilité.

Md1

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