Liberté, flexibilité, télétravail, what else ?

Lorsqu’à 22 ans, je me suis fait débaucher pour la première fois, mon père au téléphone m’a félicité en espérant que “la prochaine fois ça sera Renault ou France Télécom”. Et ce fut le même son de cloche, lorsqu’un an plus tard, j’ai encore changé de société. Renault ou France Télécom. Voilà les idéaux que nous ont donnés nos parents.

Pourquoi ?

Pour la sécurité de l’emploi, la hiérarchie sociale et la fierté de faire partie d’un grand groupe. Mon père, libraire depuis 20 ans, ayant connu 2 grandes crises du livre et le chômage pendant quelques années, ne comprenait pas pourquoi son fils ne restait pas dans des sociétés qui lui promettaient un bel avenir.

2 générations, les mêmes valeurs

La génération Y, ma génération, a toujours les mêmes valeurs que celles de nos aînés, mais c’est le point de vue qui diffère. La liberté offerte par la sécurité de l’emploi par exemple, a été remplacée par la liberté d’un freelance. Clients, situation géographique, flexibilité des horaires. Le freelance fait ses choix. Quant à la fierté de travailler pour un géant industriel, elle est remplacée par celle qui nous pousse à signer de notre patte un projet de grande ampleur. Vient enfin, la valeur du travail. C’est vers cela que les doigts pointent quand on parle de la génération Y. Mais entre contrainte financière et fierté de rendre un projet, ma génération a fait de belles nuits blanches. Par exemple, lorsque nous avons lancé mieuxquedesfleurs.com, nous avons passé des nuits entières à gonfler des ballons, écrire des mots et fermer des cartons, mais une fois le projet lancé, nous étions fiers d’avoir accompli ce bout de chemin qu’aucune grande entreprise n’aurait pu nous aider à faire.

De Ressources Humaines à Ressources Freelances ?

La jeunesse est une mine d’or pour une entreprise. Ces jeunes ont assez d’expérience pour mener des projets à bouts, pas encore trop d’expérience pour être trop coûteux, et surtout ont encore beaucoup d’énergie à mettre à profit des projets. Mais comment les RH peuvent-ils composer avec ses troublions ? Comment une entreprise peut-elle être intéressante aux yeux de cette génération Y ? La réponse réside dans les valeurs mentionnées. Il suffit simplement de les percevoir avec le même regard que ces jeunes. Et si nous donnions plus de liberté avec du télétravail et des horaires plus flexibles ? Au sein de Big Kids, nous avons réussi à attirer plus de profils intéressants car nous proposions cette option. Vient ensuite la fierté du rendu. Et si nous écoutions plus souvent les jeunes ? Après tout ce sont eux qui ont créé des sociétés telles que Microsoft, Apple ou encore Facebook. Leur capacité d’adaptation, leur enthousiasme et bien évidemment leur regard neuf sur le marché du travail, peut les pousser à explorer des territoires inconnus, qui peuvent s’avérer être de bonnes pistes de développement pour une société. Enfin vient la valeur du travail. Et si nous valorisions notre jeunesse en considérant plus souvent son opinion, ou en suivant les pistes qu’elle nous recommande ?

Avec une vision comme celle-ci, les RH deviennent le relais parfait entre la génération Y et les entreprises. Une sorte de médiateur, qui a compris que Work is not a job, que le travail n’est pas un boulot qui rapporte de l’argent, mais qui motive au quotidien.

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